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Northern Newfoundland Club of Great Britain



Prendre soin de la santé de votre Terre-neuve

Ne voulant, ni ne pouvant traiter en quelques lignes la pathologie du chien de Terre-Neuve, nous nous bornerons volontairement à quelques conseils pratiques.

La visite médicale d'achat

Une visite médicale d'achat est toujours conseillée : dans les jours qui suivent l'arrivée chez vous de votre nouveau protégé, allez donc lui faire faire la connaissance du vétérinaire de votre choix. Vous ferez ensemble le tour des problèmes médicaux à venir ou à prévenir.

Les papiers du chien

Tout éleveur sérieux, qu'il se veuille "amateur" ou professionnel, tout commerçant en animaux honnête, donnera certains documents pour accompagner l'animal. Un certificat de vente est obligatoire. Il mentionne en principe le nom et l'adresse du vétérinaire choisi par le vendeur et celui choisi par vous-même. Il y a également la carte de tatouage dont le numéro doit concorder avec celui porté par le chien à l'oreille ou à la face interne de la cuisse. Normalement il y a aussi un carnet de vaccination portant le nom et le numéro de tatouage de l'animal ainsi que les vignettes des vaccins déjà reçus. Enfin, bien souvent, le vendeur ajoute un document mentionnant le régime à donner, les vaccins à faire effectuer ainsi que quelques autres conseils.

Vous en profiterez pour discuter des vaccinations et des traitements antiparasitaires futurs et faire un vrai tour d'horizon médical.

L'état de santé morale et sociale

Comme tout chien de sauvetage, le chien de Terre-Neuve doit être sociable et posséder un bon équilibre nerveux. Pour vérifier cela, l'idéal est de faire passer les tests de Campbell au chiot. Cela ne peut se faire qu'à l'âge de 7 semaines et dans un environnement particulier. A défaut, essayons de débrouiller le problème ensemble. Lâchez le chiot chez vous ou chez le vétérinaire, au milieu de la pièce et laissez-le livré à lui-même. S'il explore les lieux spontanément, c'est bien : il est sûr de lui.

Frappez dans vos mains pour attirer son attention ou appelez-le doucement en vous accroupissant. S'il vient, c'est bon. S'il se couche par terre en pleurant de terreur et en urinant sous lui, voire mord dans sa panique la main qui s'approche doucement, c'est un froussard qui sera très difficile à récupérer. S'il vient et se couche sur le dos, il vient faire soumission; il risque même de lâcher quelques gouttes d'urine; le chiot est alors de nature soumise et devra être éduqué en douceur, avec tendresse. S'il grogne, se débat et mord lorsque vous le soulevez, il a du caractère et devra être élevé avec fermeté.

La santé physique

Un chiot en bonne santé a les poils laineux et nets. Il ne doit pas les avoir collés par des déjections, sauf souillure accidentelle. La présence de petits amas purulents jaunâtres ou verdâtres aux narines ou au coin des yeux est suspect. Enfin, jamais le chiot ne doit se terrer, triste et tremblant dans un coin, frissonnant, replié sur lui-même sans raison majeure particulière. Si un changement de régime brutal peut entraîner un peu de diarrhée, cette dernière ne doit pas trop retentir sur l'état général. Elle ne doit pas non plus persister au-delà de 2-3 jours.

Particularités pour chiens à pedigree

On peut vérifier le tatouage et la présence des papiers réglementaires. Il est bon aussi de vérifier le numéro de tatouage et, par la même occasion, de voir s'il n'y a pas de gale auriculaire. Dès 7 semaines on peut normalement contrôler la présence dans les bourses des deux testicules du mâle. Il faut cependant savoir que leur absence à cet âge n'est pas encore une catastrophe mais qu'il faut envisager un traitement au cas où, malgré une palpation soignée, rien ne pourrait être décelé à 2 mois et demi.

La visite médicale périodique

Une fois par an, normalement, on retourne montrer son chien au vétérinaire à l'occasion des rappels de vaccination. Outre les dites piqûres, c'est le moment de faire le bilan médical de l'animal.

Protection contre les maladies

Généralités

Il y a trois méthodes générales possibles pour lutter contre les maladies microbiennes : empêcher tout contact, c'est le rôle de la prophylaxie sanitaire; renforcer l'organisme par des moyens médicaux : c'est une prophylaxie médicale; intervenir au sein de l'organisme en combattant les agents microbiens : c'est l'intervention thérapeutique. Certains chiens sont plus fragiles que d'autres et seront amenés à consulter régulièrement le vétérinaire pour cause de problèmes de santé. Dans ces cas précis, il est judicieux de se tourner vers les sites de conseils, santé et assurances pour chiens tels que toutoupourlechien et wamiz dans le but d'alléger le budget consacré aux soins de santé.

Prophylaxie sanitaire. Il n'est pas toujours facile d'éviter le contact avec les microbes : l'isolement n'est guère pratique et l'on ne peut tout enfermer derrière des barrières étanches d'antiseptiques. Ces méthodes de prophylaxie sanitaire transitoires sont cependant indispensables pour protéger les nichées de nouveau-nés.

Prophylaxie médicale. Une bonne de vie permet de conserver un organisme en bon état, mais ne suffit pas toujours à lui éviter toute affection microbienne ou autre. Pour lui permettre de mieux faire face, on peut lui conférer une immunité passive en lui injectant les éléments protecteurs contenus dans le sang d'un animal déjà guéri de cette maladie. Cette protection par le sérum intervient aussitôt mais ne dure qu'une quinzaine de jours, temps que met l'organisme à se débarrasser de ces substances étrangères.

On peut aussi essayer de donner une immunisation plus solide et plus durable par la vaccination. Ce procédé consiste à introduire dans l'organisme à protéger un virus ou bactérie suffisamment affaiblis pour ne pas être dangereux. On habitue ainsi l'organisme à faire face à l'agression. La durée de la protection ainsi obtenue varie de quelques mois à quelques années. Sérum ou vaccin n'agissent qu'à l'encontre du microbe contre lequel ils ont été préparés. C'est pourquoi dans la mesure du possible, pour ne pas multiplier les interventions, on utilise sérums multivalents ou vaccins associés. Les sérums permettent d'ailleurs souvent d'assister l'organisme agressé, dans sa maladie.

Préparation à la vaccination

Une vaccination n'est pas une affaire absolument sans danger. Pour que tout se déroule parfaitement, mieux vaut prendre certaines précautions. Veillez à la bonne forme de votre pensionnaire. Ne le gavez pas. Débarrassez-le de ses parasites. Au besoin demandez conseil pour cela à votre vétérinaire. Sinon, voyez plus loin.

Quels vaccins?

Les vaccins actuellement disponibles pour le chien ont pour but essentiel de protéger soit l'homme soit l'animal contre une maladie donnée. Voyons lesquelles.

La rage

C'est une maladie à virus transmise par morsure et léchage qui attaque essentiellement le' système nerveux et son enveloppe, les méninges. Le tout se traduit par un changement de comportement et des paralysies de type flasque. Ces dernières lorsqu'elles atteignent les cordes vocales ou les muscles de la déglutition peuvent donner des résultats spectaculaires: changement de voix ou filet de bave, tandis que l'animal peut être soit fou furieux, soit apathique. Vacciner contre la rage aujourd'hui est un devoir bien que la maladie ne soit plus présente en France.

La maladie de Carré

Autrefois appelée maladie du jeune âge, cette maladie à virus peut se transmettre de chien à chien par contagion banale et ce quel que soit l'âge. Elle se manifeste sous des formes variées qui peuvent coexister ou se succéder chez un même animal : ainsi un épisode diarrhéique avec ou sans vomissement, une forme respiratoire avec du pus jaune verdâtre aux narines, de l'abattement et de la température, voire une forme nerveuse se traduisant par de brusques secousses musculaires ou parfois des crises simulant l'épilepsie peuvent signer ce polymorphisme.

L'hépatite à virus

L'hépatite à virus du chien, ou maladie de Rubarth, est une affection contagieuse à virus qui provoque essentiellement une hépatite ou inflammation du foie avec fièvre, abattement et jaunisse (visible au niveau des muqueuses ou du blanc de l'œil). Parfois la maladie, plus fruste, peut infiltrer la cornée en donnant à l'œil un air trouble et bleuté: c'est la kératite bleue. Parfois, elle peut fissurer et durcir les coussinets plantaires.

Les leptospiroses

Il s'agit cette fois de deux maladies contagieuses pour l'homme et pour le chien. Elles peuvent aussi être transmises par les déjections de rongeurs. L'une due à leptospira ictérohemorragiae provoque plus volontiers une jaunisse (ictère) avec de petites hémorragies sous-cutanées. L'autre, causée par leptospira canicola retentit plus facilement sur le rein.

La parvovirose

Plus récente et très contagieuse, cette maladie due à un virus mutant entraîne une inflammation violente de la paroi de l'estomac et de l'intestin. Elle se traduit par un grand abattement, une forte diminution du nombre de globules blancs et des défenses de l'organisme, une déshydratation rapide, ainsi que par des vomissements et de la diarrhée, sanglante à la fin. Dans certains cas, la maladie peut être si brutale qu'elle provoque d'emblée la mort cardiaque.

Associations vaccinales

Les vaccins contre ces diverses maladies peuvent à l'heure actuelle être associés entre eux à volonté. En général, la première année, il faut pratiquer deux injections à trois semaines d'intervalle pour obtenir une bonne protection. En- suite, suivant le cas, il faudra envisager un rappel annuel ou tous les deux ans.>

Autres maladies infectieuses

Il y a certes encore bien d'autres maladies infectieuses qui peuvent frapper le chien et contre lesquelles on ne vaccine pas de manière courante.

La tuberculose

Cette maladie infectieuse commune à l'homme et à bien d'autres mammifères, est devenue rarissime aujourd'hui chez le chien.

La tétanos

Assez rare chez le chien qui semble relativement résistant, cette maladie se contracte à la faveur d'une plaie souillée ou d'une inoculation par une blessure, Elle se manifeste essentiellement par une paralysie par contractures musculaires avec des spasmes et des contractions plus brutales encore lors des bruits ou des attouchements. Le signe le plus caractéristique est la position des oreilles : sous l'effet des contractions musculaires, les bases des oreilles ont fortement tendance à se rapprocher et forment ainsi une grimace particulière. Chez le chien, le tétanos guérit assez souvent quand on pense à le détecter. Trois granules de Nux vomica ou de Strychninum en 30 CH augmentent d'ailleurs encore notablement les chances.

La maladie d'aujewski

Encore appelée pseudo-rage, cette maladie à virus est transmise essentiellement par l'absorption de viande de porc contaminé, mal cuite. Elle s'attaque au cerveau et est actuellement incurable. Il arrive qu'elle provoque des démangeaisons folles au point que l'animal se mutile lui-même.

La piroplasmose

Dans ce cas il s'agit d'un parasite microscopique du sang. Transmis et véhiculé par les tiques, ce protozoaire vit dans les globules rouges du sang et les fait éclater. Il provoque ainsi une forte anémie avec jaunisse prononcée. L'animal extrêmement abattu et affaibli fait une très forte fièvre jusqu'à 41-42)C, a le blanc de l'œil qui devient jaune orangé et laisse écouler une urine couleur café, si ses reins ne sont pas bloqués. Seuls des soins éclairés et rapides pourront le sauver. Pour éviter cette affection, dans les régions où elle sévit, il faudrait réussir à empêcher tout contact avec les tiques infestées. Actuellement (1984), il n'y a pas encore de vaccin satisfaisant commercialisé pour lutter contre ces parasites du sang. Des chercheurs américains seraient, paraît-il, sur la bonne voie.

Autres problèmes de santé pour visite médicale occasionnelle

Problèmes liés à la croissance

Pour fabriquer son squelette, un animal a besoin de calcium, de phosphore, de quelques oligo-éléments et d'éléments régulateurs comme les vitamines. Il lui faut également des protéines pour constituer l'osséine de la trame osseuse. Ajoutons le pouvoir de réutiliser tous ces constituants et de les assembler en un tout harmonieux grâce au jeu complexe des hormones secrétées sous l'influence des chromosomes transmis par les lois de l'hérédité. A chaque étape, carence, excès ou mauvaise régulation peuvent provoquer des ratés.

Suivant l'étape et l'origine du mal le nom de la maladie change. On parle ainsi d'ostéoporose si la charpente protéique de l'os se forme mal. Si elle ne se minéralise pas bien, c'est le rachitisme chez le jeune, l'ostéomalacie chez l'adulte. Si spontanément l'organisme déminéralise ses os, on parle plutôt d'ostéofibrose. Un excès de minéraux et de vitamines (A et D entre autres) entraîne une ostéopathie hypertrophiante.

Ce dernier cas est bien plus fréquent que le rachitisme vrai, chez le jeune chien. Parfois, on peut aussi avoir un syndrome analogue à la maladie de Barlow chez l'homme, causé théoriquement par une carence en vitamine C. Si le problème se localise à un os, un organe ou une articulation, qui se forme mal, voire incomplètement, on parle plutôt de dysplasie (par exemple dysplasie coxo-fémorale, scapulohumérale ou fémoro-tibiorotulienne...).

Dans le cas de dysplasie, il y a souvent une prédisposition héréditaire révélée à un degré variable par des facteurs encore mal connus. Il n'est guère facile de distinguer l'une de l'autre ces affections dont le traitement diffère selon l'origine.

Problèmes de parasites

Parasites externes

Tout le monde connaît les puces. Il faut savoir qu'il existe aussi des poux, beaucoup plus rares, des tiques ou "poux de bois" et des aoûtats. Tous ces animaux piqueurs et suceurs de sang sont en général plus ennuyeux que dangereux sauf quand ils véhiculent des agents infestants ou infectants. Ainsi les puces peuvent servir d'hôtes intermédiaires à un ténia comme le Dipylidium canis et les tiques peuvent propager la piroplasmose. Pulvérisations, bains ou colliers spéciaux permettent en général d'en venir à bout. Ajoutons depuis peu une laque insecticide et la panoplie sera complète.

Il existe encore des parasites auxquels leur habitude de se creuser des galeries dans l'épaisseur de la peau confère une certaine protection : ce sont les agents des gales, gale du corps ou gale des oreilles. Il existe aussi une gale démodécique due à un acarien qui vit dans les follicules pileux. Les gales engendrent de furieuses démangeaisons (du moins les deux premières). Le grattage entraîne facilement une surinfection par des microbes du genre staphylocoques. Pour traiter, il faut alors combattre d'abord la surinfection puis les acariens avec des lotions ou des bains. Les demodex sont les plus tenaces et guérissent cependant souvent après la puberté du chiot.

Parmi les parasites externes, il convient encore de citer les champignons des teignes (ou mycoses). Ces derniers sont de plus en plus fréquents, surtout lorsque les traitements aux antibiotiques ont permis d'éliminer une bonne part de leurs microbes concurrents. Les lotions ou pommades ne suffisent pas toujours. Quand le germe est très résistant ou siège bien profondément, il faut envisager un traitement par voie interne pendant des semaines, voire des mois et en contrôler l'effet car les mycoses sont contagieuses pour l'homme. Souvent les teignes se voient sous l'aspect de plages dépilées rondes parfois confluentes, quelquefois surinfectées.

Parasites internes

En simplifiant exagérément, on peut les diviser en parasites.

Parasites du sang. Ce sont essentiellement les piroplasmes déjà vus. Les filaires qui vivent dans les vaisseaux sanguins sont beaucoup plus rares.

Parasites de l'intestin. Les coccidies sont des parasites unicellulaires qui vivent et se multiplient dans les cellules de la muqueuse intestinale. Dans certaines conditions, elles se multiplient exagérément et peuvent provoquer une diarrhée sanglante. On soigne la coccidiose assez facilement avec des sulfamides ou des arsenicaux.

Il y a encore les vers plats ou ténias. Certains ont pour hôte intermédiaire la puce, d'autres au contraire se retrouvent sous forme larvaire comme des boules d'eau dans les viscères d'herbivores ou de rongeurs. Le chien se contamine en avalant sa proie. Parvenus dans les intestins du chien les larves de ténia se développent et on retrouve à la sortie leurs anneaux bourrés d'œufs qui vont recontaminer le milieu extérieur. Si les ténias adultes sont rarement dangereux pour leur hôte (ils se nourrissent surtout du contenu de l'intestin), il faut cependant les combattre énergiquement car certaines espèces se révèlent extrêmement nocives pour l'homme qui peut par exemple être contaminé par léchage. C'est le cas notamment du ténia échinocoque, qui forme des kystes hydatiques dans le foie ou d'autres organes humains, d'où on ne peut guère l'éliminer.

Il reste à mentionner les vers dits ronds à cause de leur diamètre. Les ascaris, sortes de gros vers de terre vivant dans l'intestin grêle des chiens, peuvent parfois engendrer des crises nerveuses analogues à des crises d'épilepsie. Les adultes vivent dans l'intestin du chien, s'y accouplent et pondent.

Les œufs rejetés avec les selles éclosent après avoir été avalés, passent dans le courant sanguin et sont véhiculés via le cœur dans les poumons. Les larves y muent avant de remonter la trachée pour être réavalées, muer une fois de plus et recommencer le cycle. Quelques individus larvaires enkystés dans les muscles de la chienne peuvent mener une vie latente prolongée avant de revivre, de reprendre une migration et d'aller infester les fœtus dans l'utérus maternel. Des larves d'ascaris peuvent exceptionnellement commencer un début de développement chez l'être humain. Il y a aussi d'autres vers ronds comme les ankylostomes qui se nourrissent de sang prélevé par effraction sur la paroi intestinale. Pour mémoire, parmi les vers ronds, mentionnons encore les trichures, les capillaires et quelques strongyloides.

En général, le vermifuge doit être choisi en fonction du parasite à combattre, vers ronds et vers plats n'étant pas sensibles aux mêmes produits. Ce n'est que depuis peu que l'on dispose de préparations eficaces et polyvalentes.


Doggy ( Male)


Nancy ( femelle)


Nancy avec Le chiot ( Hero)


Piggy qui s'amuse